Ou comment la Seattle Craig Diffenbach Company s’est vue contrainte de retirer son produit phare, la Vodka Hendrix Electric, du marché…
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Ce n’est pas tout d’avoir une bonne idée, puis de la concrétiser dans un beau produit, au beau packaging avant de la lancer sur le marché. Encore faut-il posséder TOUTES les autorisations, en règle, pour le faire ! Voici l’exemple flagrant d’un échec commercial.
Craig Diffenbach, ami avec le frère du défunt Jimi Hendrix, décide de commercialiser une vodka qui porterait le nom célébrissime guitariste gaucher. Leon Hendrix, le frère, donne son accord.
La vodka est produite, embouteillée dans la bouteille Axel de Saverglass, recouverte d’un décor en dégradé violet reprenant le visage de Jimi Hendrix. Le produit est magnifique et lancé sur le marché.
Seulement voilà. Craig Diffenbach n’avait pas prévu que la personne qui détient tous les droits sur l’héritage de Jimi Hendrix n’était pas son frère mais sa sœur adoptive, Janie. Le père de Jimi Hendrix, ayant-droit en 1970 à la mort de son fils, avait stipulé sur son propre testament que Leon ne pourrait pas toucher un centime sur l’héritage du chanteur.
Janie Hendrix attaqua donc la marque en justice au motif que les noms “Jimi Hendrix”, “Electric Experience” sont des marques déposées et protégées et qu’elles avaient été utilisées sans accord préalable. De plus, elle qualifia l’utilisation de l’image de son frère pour promouvoir une vodka alors que celui-ci est décédé d’une overdose de barbituriques et d’alcool de “sike joke” (comprenez “plaisanterie macabre”) et que l’entreprise ne pouvait cautionner une telle association.
Voici donc une bataille juridique de plusieurs années engagée. Jusqu’à son dénouement en février dernier où la cour fédérale a condamné la Seattle Craig Diffenbach à retirer le produit du marché et à verser de 3,2 millions de dollars (2,1 millions d’€) de dommages et intérêts aux héritiers.
Dommage, car le packaging de cette vodka était vraiment beau, avec son dégradé et son satinage. Et je ne suis pas sûre que ce cher Jimi eût détesté de se retrouver sur cette bouteille. Pas plus en tout cas que sur des vêtements pour bébé, des décorations de Noël ou un parfum d’ambiance (version cigarette qui fait rire?)… Question de point de vue sûrement.
A la semaine prochaine pour une nouvelle histoire.







